Il y a tant de larmes que le temps assèche, pourtant; subsiste cette petite goutte dans le coin de l'oeuil, vestige d'un océan qui exista jadis.
Sa trace est pourtant là, dans un coin de mon esprit, et à chaque pluie diluvienne il reprend sa place; plaie où s'engouffre des torrens d'eau salée et qui s'en trouve toujours aussi rouge et douloureuse.
Les fais sont là, on oublit trop difficilement le mal qu'on nous fait...Comme ces rires raillards et ces regards de pitié, comme quand on ne comprend pas, à 11 ans, Pourquoi l'on est un monstre à leurs yeux...
Et puis l'on chage, le temps continue son oeuvre, mais la petite fille bléssée ne guerrie pas totalement. Elle se soigne pourtant, à coups de grands fous rires... Parfois elle oublit... Trop vite apparament, et elle se rend compte trop tard que les autres s'amusent de la voir s'asphixier, car tout recommence, et elle se noie dans ses larmes et ses idées noires. Elle se débat, mais les ténébres la happent, elle s'isole dans sa tête, et plus les mots la blessent plus elle s'enfonce dans sa solitude... Quand la douleur se fait trop vive, elle pense que se détruire serait le meilleur moyen... Le seul moyen pour arrêter ce tourbillon infernal, comme si la mort restait l'unique issue...
Souvenir d'un passé chaotique